PÈLERINAGE ND DE RECOUVRANCE PONS 12 octobre 2019

4 septembre 2019 0 Par Admin

Ô Vierge de Recouvrance, que ton doux regard ne nous quitte pas 

De nombreuses faveurs spirituelles ou matérielles ont marqué le cours de son histoire. La guérison de Madeleine de Guénégaud – épouse de César Phébus d’Albrel, Sire de Pons – , et celle d’une jeune fille d’Echebrune, percluse des jambes dès sa naissance, sont les plus célèbres.

En 1958, au cours du pèlerinage annuel à Pons, un élan d’enthousiasme de plusieurs diocésains de la région particulièrement fidèles à Notre-Dame de Recouvrance demandent à l’évêque d’alors – Mgr Xavier Morilleau – l’approbation de la faveur d’un couronnement pour marquer solennellement la consécration du privilège de Patronne du diocèse de La Rochelle et Saintes. Une pétition de treize pages est alors remise en ce sens, à l’évêque du diocèse qui la transmet volontiers à Rome, pour obtenir le couronnement de la statue au nom du Souverain Pontife.

Et c’est officiellement l’un des premiers actes pontificaux du pape Jean XXIII, par bref apostolique du 10 avril 1959, de prescrire, « en son nom et par autorité » l’imposition d’une couronne à la statue de Notre-Dame de Recouvrance de Pons.

Il s’agit d’un privilège conventionnel de dévotion mariale s’attachant à la particularité des « Vierges couronnées », que détiennent déjà tous les diocèses de France à l’exception jusqu’alors de celui de La Rochelle et Saintes.


Les religieux Cordeliers, découvrirent en 1252 en dégageant les éboulis d’un talus limitant leur enclos, l’ouverture d’une grotte taillée dans le roc où se trouvait abandonnée, la statue d’une femme assise tenant un enfant sur son genou gauche. Ils y virent l’image de la très Sainte Vierge Marie. Ils édifièrent une grande et belle chapelle pour y exposer la statue.

Alors très vite la vénération publique entoure cette Notre-Dame de Recouvrance d’un culte tout spécial : Des processions s’organisent, les pèlerinages se multiplient. Et très vite aussi, les miracles abondent : On enregistre de nombreuses conversions et des guérisons qui ont un grand retentissement, ainsi que des protections particulières dans les périls.

Pendant 300 ans, cette vénération, ainsi que les miracles qui l’accompagnent, ne cesse de s’amplifier. Une confrérie s’organise. Les personnes pieuses tiennent à être inhumées près du lieu de la découverte de la statue, si bien qu’il se crée là un nouveau cimetière indépendant de ceux des paroisses de Pons.

La renommée de ce centre marial, et des miracles qui s’y produisent, s’étend jusqu’à Rome et, en 1513, le Pape Léon X rédige une bulle accordant de précieuses indulgences à tous ceux qui contribueraient « à l’agrandissement du couvent des Cordeliers de Pons, sanctuaire de Notre-Dame de Recouvrance .
En 1535, l’Évêque de Saintes, Monseigneur Julien Sodérini concède des indulgences aux membres de la « Confrérie de Notre-Dame de Recouvrance ».