19 avril : Dimanche de la Divine Miséricorde

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C’est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000, le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7)

Défenseur indéfectible de la vie et des plus faibles, Jean-Paul II place ce combat sous la protection de la divine miséricorde :

« Comme le monde d’aujourd’hui a besoin de la Miséricorde de Dieu ! Sur tous les continents, du plus profond de la souffrance humaine semble s’élever l’invocation de la Miséricorde. Là où dominent la haine et la soif de vengeance, là où la guerre sème la douleur et la mort des innocents, la grâce de la Miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs, et faire jaillir la paix. Là où manque le respect pour la vie et pour la dignité de l’homme, l’amour miséricordieux de Dieu est nécessaire, car à sa lumière se manifeste la valeur inestimable de chaque être humain. La Miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité. »

« L’heure est venue où le message de la Divine Miséricorde doit répandre l’espérance dans les cœurs et devenir l’étincelle d’une nouvelle civilisation : la civilisation de l’Amour. »

s’écrie Jean-Paul II à Cracovie en 2002. Un appel qui n’a pas fini de résonner.

Prière à la Miséricorde Divine

« Dieu, Père miséricordieux,

qui as révélé Ton amour

dans ton Fils Jésus-Christ,

et l’as répandu sur nous

dans l’Esprit Saint Consolateur,

nous Te confions

le destin du monde

et de chaque homme.

 

Penche-toi sur nos péchés,

guéris notre faiblesse,

vaincs tout mal,

fais que tous les habitants de la terre

fassent l’expérience

de ta miséricorde,

afin qu’en Toi, Dieu Un et Trine,

ils trouvent toujours

la source de l’espérance.

 

Père éternel,

pour la douloureuse Passion

et la Résurrection de ton Fils,

accorde-nous ta miséricorde,

ainsi qu’au monde entier !

 

Amen. »

St Jean Paul II – 17 aout 2002

 

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

Prière Universelle

Ensemble, laissons monter vers Dieu les besoins de nos sœurs, de nos frères  dans la crise mondiale actuelle :

R/ Dieu de miséricorde, tu nous aimes pour la vie

Dieu de miséricorde, par Jésus tu nous guéris  

Lac de Tibériade. Israël oct. 2018

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

11h : Messe du pape François, en l’église Santo Spirito in Sassia, Rome

« La main qui nous relève est toujours Miséricorde … » Pape François

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

Soeur Faustine

Repères

• 1905 Troisième de dix enfants, Hélène Kowalska naît dans une famille polonaise de paysans pieux.

• 1925 Elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-de-la-Miséricorde, à Varsovie. Elle prend le nom de Sœur Faustine.

• 1925-1938 Jésus lui apparaît, elle consigne ces apparitions dans son Petit Journal.

• 1938 Elle meurt à l’âge de 33 ans.

• 1993 et 2000 Béatification et canonisation.

La jeune religieuse a de longues conversations avec le Christ, qu’elle retranscrit fidèlement dans son Petit Journal, à la demande de Jésus lui-même, puis de ses confesseurs et avec la permission de sa supérieure. Elle décrit aussi l’union intime de son âme avec Dieu.

Le soir du 22 février 1931, premier dimanche de carême, le Christ lui apparaît dans sa cellule, au couvent de Plock : il est « vêtu de blanc, une main levée, comme pour bénir et l’autre posée sur la poitrine. De sa robe entr’ouverte sur le Cœur sortaient deux flots de rayons, l’un rouge, l’autre pâle. En silence, je contemplais le Seigneur, mon âme était remplie de crainte, mais aussi d’une grande joie. Au bout d’un moment, le Seigneur Jésus me dit : « Peins une image pareille à ce modèle et signe : Jésus, j’ai confiance en Vous ! Je désire que cette image soit vénérée tout d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets à ceux qui la vénéreront qu’ils ne périront pas. Je leur promets dès ce monde la victoire sur l’ennemi, mais surtout à l’heure de la mort, je les défendrai Moi-même, comme ma gloire. » Ces rayons, l’un rouge, l’autre pâle, ce sont l’eau et le sang que l’évangéliste saint Jean a vu sortir du côté du Christ après sa mort sur la croix (Jn 19, 34). Ils représentent les flots d’amour dont Jésus veut inonder l’humanité, le don gratuit et infini de sa miséricorde.

Ignorant l’art de la peinture, sœur Faustine ne peut reproduire elle-même ce qu’elle a vu. Ce n’est qu’en 1934, à Wilno (aujourd’hui Vilnius en Lituanie), après avoir consulté son nouveau directeur spirituel, l’abbé Michel Sopocko, qu’elle confie au peintre Eugène Kazimirowski de réaliser selon ses indications, dans le secret, le premier tableau original de la Miséricorde divine. Peu après, Jésus lui ordonne que l’icône ainsi réalisée soit exposée à la vénération des fidèles le dimanche de Quasimodo, le premier dimanche après la fête de Pâques. Il demande également de célébrer ce jour-là la Fête de la Miséricorde divine.

Très rapidement, sœur Faustine est atteinte de la tuberculose. Malade, affaiblie, elle demeure sereine, souriante et joyeuse. Unie à Jésus, elle fait offrande de sa vie, dans la souffrance, pour sauver les âmes du péché. Elle meurt à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de trente-trois ans. Seuls ses supérieurs et ses confesseurs successifs sont alors au courant de sa mission.

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

Méditations

Miséricorde et sacrement de la Réconciliation

Quel lien entre la miséricorde et le sacrement de réconciliation ?

Si la miséricorde ne se réduit pas au pardon, elle conduit de manière privilégiée au sacrement de la réconciliation. En effet, c’est le lieu où l’on peut faire avec certitude l’expérience de cette action amoureuse de Dieu qui vient guérir le cœur de l’homme blessé par le mal qu’il est capable de commettre.

Notre péché, loin de faire fuir Dieu, appelle de lui une consolation que son être de miséricorde est impatient de répandre.

« Le temps est venu pour l’Église de retrouver la joyeuse annonce du pardon »

« Le temps est venu pour l’Église de retrouver la joyeuse annonce du pardon. Il est temps de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de nos frères. Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance. » Pape François Bulle d’indiction 10

Qu’est-ce que la miséricorde ?

La miséricorde est une attitude caractéristique de Dieu qui peut le définir tout entier : comme le disait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « Il n’est qu’amour et miséricorde ».

La miséricorde est révélatrice du soin dont le Père entoure ses enfants : Dieu écoute avec attention ce qui monte du cœur de l’homme ce qui provoque en Lui une attention quasi-maternelle. L’homme peut alors accepter de voir la misère, la pauvreté, l’étroitesse de sa vie. Face à nos difficultés à aimer et à pardonner, Dieu lui-même vient combler nos manques et restaurer notre humanité pour nous orienter vers une vie plus donnée.

En latin Miseri veut dire « les pauvres » et Cor, « le cœur ». Miseri-cor, c’est le cœur vers les pauvres. La miséricorde consiste à avoir le cœur qui bat pour les pauvres. Quoi de plus beau, de plus chaleureux, de plus courageux ! Le mot miséricorde, dit Saint Thomas d’Aquin, signifie un cœur rendu misérable par la misère d’autrui. La miséricorde, c’est la compassion pour toutes les formes de souffrances ; c’est la patience bienveillante devant la lenteur de la conversion ; c’est le pardon généreux envers qui se reprend ; c’est le cœur qui s’ouvre devant la misère du prochain. Ce cœur sensible à la misère ne se réduit pas à des sentiments à de l’émotion. Ce cœur est une attitude de toute la personne, un engagement de la volonté, à la fois une disposition de l’âme et une manière d’agir. Il pousse à vouloir faire cesser la misère du prochain comme on le ferait pour la sienne.

La miséricorde n’est pas une posture humaine, même relookée. C’est l’être intime de Dieu, son cœur de Père, sa bienveillance envers les hommes et le monde, son attribut ultime, l’expression la plus haute de sa justice. La miséricorde, telle que l’Écriture Sainte nous la dévoile, c’est Dieu saisi aux entrailles par ma détresse qui vient à mon secours et me délivre.

La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours.

Source >>>>

Méditation guidée par les jésuites

Méditation d’Olivier Michel

Olivier Michel, compositeur du chant “O sang et eau”, d’après sainte Faustine, nous livre quelques méditations sur cette grâce.

Nombreux sont les fruits qui naissent de la grâce de la Miséricorde, que nous célébrons ce dimanche. Le Seigneur nous invite à nous reconnaître enfants de la miséricorde. Il nous offre de reposer sur les épaules de Jésus. Grâce à la Miséricorde de Dieu, nous ne cherchons plus à être parfait, mais nous nous reconnaissons perfectibles dans un abandon toujours plus confiant à Dieu.

Lorsque nous remettons à la Miséricorde de Dieu, la misère de notre péché n’est plus seulement un trou sans fond. Il devient en même temps une source de grâce qui ne cesse de couler en nous. Apprenons donc à nous remettre dans la main de Dieu pour aller puiser à cette source.

Le triomphe du Christ sur le mal se manifeste aux hommes par l’eau et le sang jaillis de son côté. Lorsque Jésus donne sa vie pour nous sur la Croix, Il ouvre un temps nouveau, l’ère de la Miséricorde. Le mystère de Pâques, la mort et la résurrection de Jésus pour le pardon de nos péchés, constitue le coeur de ce don de Dieu.

La Miséricorde est la permaculture de l’amour. Si nous consentons à vivre en nous laissant arroser par la Miséricorde, si nous acceptons que notre péché mélangé à la chair devienne comme l’engrais à la terre, alors nous pourrons faire pousser les fruits de la Miséricorde : l’humilité, l’esprit d’enfance et la joie.

Oui, cultivons la joie d’être sauvés !

Source >>>>>

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

15h : Chapelet de la miséricorde

Le chapelet de la miséricorde est une prière donnée par Jésus à Sœur Faustine, promettant de nombreuses grâces à celui qui implore sa Miséricorde par ce moyen.

Le chapelet de la miséricorde se dit de préférence à 15h, heure de la mort de notre sauveur Jésus-Christ, ainsi les Missionnaires de la miséricorde le récitent particulièrement le vendredi à l’Heure de la miséricorde.

“À cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. A cette heure-là, la grâce a été donnée au monde entier, la Miséricorde l’a emporté sur la Justice.”(Petit Journal, 1572)

Chapelet de la Divine Miséricorde. Ce chapelet se récite sur un chapelet normal 

Au début :

Notre Père… Je vous salue Marie… Je crois en Dieu…

Sur les gros grains du NOTRE PERE :

– Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ,

– En réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

 

Sur les petits grains du JE VOUS SALUE MARIE :

– Par sa douloureuse Passion,

– Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

 

A la fin du chapelet, on dit trois fois :

– Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel,

– Prends pitié de nous et du monde entier.

 

Puis on ajoute trois fois :

– Jésus, j’ai confiance en toi.

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

Puzzle du jour

 

19 avril : Dimanche de la Miséricorde

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